L’honnête guide de l’investisseur aventureux

Attention. Je ne saurais être tenu responsable des pertes (et des gains!) liés à la bonne ou mauvaise utilisation des conseils ci-dessous. N’investissez que ce vous êtes réellement prêt à perdre.

Guide mis à jour le : 18/10/2017. Le guide est encore un peu décousu, si vous ne comprenez pas une notion à un moment donné, continuez la lecture, elle vous sera peut-être expliquée plus tard 😉

Ce guide a pour vocation d’apporter des éléments de réflexion et des pistes à suivre pour de potentiels investisseurs, plus particulièrement ceux qui s’intéressent à la cryptomonnaie (comme le Bitcoin pour ne citer que lui).

Le guide se veut honnête : quitte à vous décevoir, je n’ai rien à vendre (chose rare dans le milieu) ; et à destination de l’aventurier : il faut avoir l’estomac bien attaché pour investir dans la cryptomonnaie.

Motivation

J’écris cet article pour plusieurs raisons :

  1. La première étant que je suis fan inconditionné de la cryptomonnaie depuis que j’en ai entendu parler il y a plusieurs années. J’ai passé énormément de temps à trader et à développer des systèmes de trading automatisés.
  2. La deuxième raison est d’informer de manière sincère le lecteur peu averti, qui n’a pas (encore) eu la chance de trouver une source d’information fiable, gratuite et sans but promotionnel. Pour comprendre mon point de vue, lisez la partie ci-dessous.

La vérité sur le trading

Vous êtes déjà très certainement tombé sur cette publicité : « Cliquez ici pour savoir comment je gagne 30.000€ par mois sans rien faire de chez moi » (un peu comme cette parodie : Norman – Comment gagner 10000€ par seconde). 95% des publicités que vous verrez sur Internet pour vous inciter à « investir » s’inscrivent dans cette catégorie. Ce sont souvent des publicités pour des brokers (des courtiers) peu scrupuleux.

Ces brokers cachent des frais de fonctionnement importants, transforment mystérieusement vos opérations profitables en pertes ou décident de bloquer vos fonds lorsque vous demandez un virement. Bref, une belle arnaque. Un bon courtier n’a pas besoin de publicité (bon, très peu peut-être, mais sans promouvoir l’argument de l’argent facile).

Hélas, il n’y a pas que les plateformes de trading dont vous devez vous méfier. Toute la communauté gravitant autour du trading est à côtoyer avec méfiance : les cours de trading (analyse technique et consort), les indicateurs, les stratégies, les anticipations des gurus et j’en passe, sont majoritairement bidons et vous donneront l’impression d’avoir découvert la pierre philosophale. Quelques conseils pour séparer le bon grain de l’ivraie :

  • Le site : est-ce celui d’une société ou d’un particulier souhaitant vendre un produit/service ? Vous pouvez déjà fuir si la réponse est positive, un courtier ne cherchera qu’à susciter votre intérêt pour vous pousser à placer votre argent dans sa banque. Le guru « expérimenté » qui propose des formations/séminaires en trading vous éblouira par son jargon, mais n’aura certainement jamais gagné un seul centime sur les marchés financiers (mais il aura bâti sa fortune sur l’espoir des autres à construire la leur).
  • Vous êtes sur un forum ? Tant mieux, les forums regorgent de bons conseils en tout genre pour peu que l’on s’y prenne bien. Prenez un peu de temps pour enquêter sur le contributeur qui vous semble tenir des propos intéressants : son nombre de messages postés, sa date d’inscription, son karma (sur Reddit notamment), vous indiqueront si oui ou non vous pouvez lui faire confiance. Prenons l’exemple du forum très connu https://bitcointalk.org : fréquemment un membre conseille vigoureusement d’acheter une cryptomonnaie méconnue en avançant des arguments douteux. Consultez son profil et cherchez les informations citées au-dessus. Si la date du message coïncide avec sa date d’inscription, fuyez. Il s’agit probablement même du créateur de la monnaie, voulant susciter l’engouement autour de son projet (consultez la partie Économie des cryptomonnaies pour en apprendre plus sur le schéma Pump and dump).
  • Cherchez les liens d’affiliation. Très (très!) fréquemment lorsque vous irez à la recherche d’avis sur une plate-forme de trading vous tomberez sur des avis plutôt positifs contenant un lien vers le site en question. Regardez vers quelle adresse le lien pointe : s’il se termine par un paramètre GET (c’est-à-dire contenant un « ? » suivi d’une variable comme http://siteenquestion.com/affialiate?id=1234), alors dans 99% des cas (même 100% d’après mon expérience), il s’agit d’un lien affilié. Le site en question est alors peut-être très bon, mais oubliez l’avis que vous venez de lire, son auteur sera récompensé si vous vous inscrivez avec son lien (aucun intérêt pour lui de ne pas faire les louanges de sa plateforme du coup). Si l’avis mentionne le fait qu’il s’agit d’un lien affilié, l’auteur est peut-être plus transparent et honnête qu’il n’y paraît, à vous de juger.

 

Introduction

Les crypto monnaies proposent aujourd’hui une alternative très sérieuse aux instruments financiers plus « classiques ». Immensément volatiles, ces monnaies s’échangent à frais très réduits et il est très facile d’automatiser sa stratégie de trading en programmant soit même son robot grâce aux outils proposés par les plateformes d’échange.

Petite FAQ sur mon expérience

J’ai trouvé plus facile de vous fournir certaines informations sous forme de FAQ, la voici :

Quand as-tu commencé le trading ?

J’ai commencé très exactement le 9 février 2015, date à laquelle j’ai fait mon premier virement EUR€ sur la plateforme Kraken. À cette époque le Bitcoin s’échangeait sous la barre des 200€ (il en vaut 15 fois plus aujourd’hui) et la communauté liée à cette activité n’était pas aussi développée que maintenant.

Gagnes-tu de l'argent depuis que tu as commencé ?

Cet article se veut honnête et je vais donc répondre honnêtement : oui, j’ai gagné de l’argent. Ce qu’il faut savoir : les montants gagnés ne sont pas astronomiques et j’y ai passé beaucoup de temps. La performance moyenne annuelle de mon compte est de (environ) 25%, c’est-à-dire autant qu’un Compte d’Épargne Financière Pilotée avec un profil plutôt offensif. Si votre but premier est de faire de l’argent, ne faites pas de trading. L’appât du gain vous conduira à faire des erreurs.

Est-ce que je vais devoir apprendre à programmer ?

Pas du tout. D’ailleurs j’ai gagné plus d’argent en tradant « à la main » qu’avec un système automatisé. Le trading algorithmique est un style différent, que j’aime beaucoup, car les crypto monnaies se prêtent bien à la création de robot de trading (énormément de plateformes proposent des APIs).

Est-il possible de s'endetter ?

Absolument pas ! C’est impossible. Vos pertes seront à la hauteur des montants investis, vous ne pouvez pas perdre plus que ce que vous avez décidé de verser sur votre compte. On peut même aller plus loin : vous ne pouvez pas perdre plus que ce que vous avez engagé sur une position tant que vous n’utilisez pas d’effet de levier / margin trade (déconseillé aux novices). L’erreur la plus fatale est d’ouvrir une position comme un short avec un effet de levier important sans en comprendre les tenants et aboutissants : vous pouvez vous réveiller avec votre position liquidée et 0€ sur votre compte.

Dans la suite du guide, vous risquez de tomber sur des mots inconnus, ils sont peut-être définis dans le glossaire, en bas de la page.

Pour bien commencer

Les plateformes de trading

Si vous vous êtes décidé à franchir le pas et à investir quelques sous de votre poche, il vous faut une plateforme de trading qui vous permettra d’acheter et de vendre des crypto monnaies. Il en existe plusieurs, voici quelques éléments de différenciation qui vous aideront à faire votre choix (classés par importance décroissante) :

  • Les frais de transaction : la tenue du compte est gratuite, les seuls frais que vous paierez seront une commission sur chaque transaction (achat/vente). Ces frais sont généralement dégressifs suivant le volume échangé via votre compte et suivent le modèlent Maker/Taker. Exemple de tarification sur la paire XBT/EUR (Bitcoin<->Euro) chez Kraken :
    Tarification chez kraken au 28/09/2017
    Tarification chez kraken au 28/09/2017

    Ici les frais sont de 0,01% appliqués toutes les 4 heures sur une position à la marge (un débutant ne doit jamais ouvrir de position à la marge et n’aura donc pas à payer ces frais) et les frais issus d’une transaction sont de 0,16% pour un ordre Maker (faiseur de prix, vous rajoutez de la liquidité au carnet d’ordre) ou 0,26% pour un ordre Taker (preneur de prix, vous retirez de la liquidité au carnet d’ordre). Ces frais sont applicables tant que vous générez moins de $50.000 sur 30 jours glissants. Le pallier suivant vous permet d’avoir des frais de 0.14%/0.24% tant que le volume est compris entre $50.000 et $100.000.

  • La liquidité : Ce paramètre est très important puisqu’il déterminera la facilité que vous aurez pour acheter et revendre vos crypto monnaies. Un marché peu liquide a deux défauts : les montants échangés sont faibles et les transactions peu fréquentes. Autrement dit : en achetant sur un marché non liquide, vous allez faire grimper les prix de manière soudaine et vous ne pourrez pas revendre l’intégralité de vos monnaies rapidement sans en faire écrouler leurs cours. Kraken et Poloniex proposent des paires très liquides (Bitcoin, Ethereum, ZCash etc.).
  • Les monnaies proposées : Ici, Poloniex remporte haut la main en proposant 90 paires alors que Kraken en propose 67 au moment de l’écriture de cet article. Conseil : si vous flairez une opportunité sur la monnaie LBC (par exemple), consultez le site https://coinmarketcap.com/currencies/library-credit/#markets. On observe alors que les plateformes Bittrex et Poloniex concentrent à eux deux 99% du volume échangé de cette monnaie. Vous n’aurez alors pas d’autre choix que d’ouvrir un compte sur l’une des deux plateformes.
  • Les types d’ordre : Avec de l’expérience, vous aurez peut-être envie de plus de fonctionnalités : margin trade, lending, ordres avancés… Vous n’avez absolument pas besoin de comprendre et d’utiliser ces fonctionnalités pour réussir. Kraken propose des ordres avancés (comme le Stop Loss avec Take Profit) et du trading à la marge alors que Poloniex n’a que des ordres simples, mais possède un espace dédié au lending (vous pouvez prêter un certain montant, en retour d’un intérêt, à des utilisateurs voulant financer une position à la marge).

 

Quelles sont les plateformes que je conseille

Si vous résidez dans la zone euro, nul doute que Kraken (https://www.kraken.com/) vous ravira. Je n’ai absolument aucune affiliation avec eux, mais mon expérience m’a montré que c’était une plateforme de confiance. Vous aurez un large choix de monnaies pour commencer, la possibilité de faire un virement via la norme SEPA et une liquidité amplement suffisante pour faire ses premiers pas.

La deuxième plateforme que je peux vous recommander est Poloniex (https://poloniex.com). Poloniex ne propose cependant pas de paire « fiat », c’est-à-dire avec une quote currency qui est monnaie émise par un gouvernement (euro, dollar, etc). L’idée est alors de verser des Bitcoins, ou une autre crypto monnaie, sur son compte Poloniex.

Comment transférer des fonds d’une plateforme à une autre en pratique ?

Pour les résidents de la zone euro, le mieux est de passer par la plateforme Kraken pour acheter avec des € la crypto monnaie de votre choix puis envoyer cette monnaie sur votre compte Poloniex. Vous pouvez substituer Kraken avec https://www.coinbase.com ou https://shapeshift.io que je recommande également, pour acheter directement des Bitcoins avec une carte bleue. Pensez également à ce que vous allez acheter grâce à ce virement. Si vous décidez d’acheter du LBC par exemple, il n’existe que la paire LBC-Bitcoin sur Poloniex, il vaut faudra du Bitcoin pour l’échanger contre du LBC. Inutile donc d’acheter de l’Ether sur Kraken, transférer vos Ethers sur Poloniex, vendre ces Ethers contre du Bitcoins et vendre ses Bitcoins pour acheter du LBC : dans la plupart des cas, vous allez utiliser le Bitcoin comme monnaie d’échange, car il réduit ainsi les frais de transaction et sa liquidité permet de déplacer de grands montants (même si les temps de transfert sont plus longs qu’avec d’autres monnaies plus modernes comme l’Ether ou le Dash).

Les outils

Pour avoir un aperçu rapide et complet, consultez régulièrement le site Coinmarketcap. Vous pouvez par exemple trier les monnaies par volume sur 24h pour choisir une monnaie de transition.

Le deuxième site utile qui complètera votre palette d’outils est TradingView. Cet outil ultra complet vous permettra de suivre en temps réel les cours d’une majorité de crypto monnaies. La version gratuite vous suffira pour la plupart des usages. Le principal atout de cet outil réside dans sa possibilité de créer vous-mêmes vos propres indicateurs et stratégies grâce à son langage de script (le Pinescript). Je vous propose un de mes scripts, très simple, qui calcule la variation moyenne du prix (sur la période choisie) d’un actif. Le code est :

//@version=2
study("Relative price change")

period_average = input(defval=14, type=integer)

relative_delta = sma((high/low-1)*100, period_average)

plot(relative_delta, color=#0099FF, linewidth=2)

Pour ajouter l’indicateur, cliquez sur l’onglet « Editeur Pine » en bas de la fenêtre, copiez-collez le code ci-dessus puis faites « Ajouter au Graphique ».

Vous êtes censé obtenir une fenêtre ressemblant à ça :

Qu’-est-ce que ce graphique nous montre ?
Tout d’abord, il s’agit de la paire « XBTEUR » (en haut à gauche), donc Bitcoin contre euro. « D » signifie « daily », donc chaque bougie correspond à une journée de cotation et « Kraken » nous informe que les données proviennent de … Kraken. La courbe que vous venez d’ajouter est celle qui est bleue (Relative price change). Entre parenthèses (ici 14), vous aurez la période de lissage de la courbe. Et à droite en bleu (9.1133), la valeur de la courbe survolée par la souris (ou la dernière valeur de la courbe si vous ne survolez pas la fenêtre, comme ici).
On peut donc tirer la conclusion suivante : la paire XBT/EUR a varié d’environ 9% par jour en moyenne sur les 14 derniers jours.

TradingView est un outil puissant et complexe qui mérite un article à part entière (peut-être un jour), mais ne vous y méprenez pas : vous ne trouverez pas la poule aux oeufs d’or parmi les indicateurs proposés par le site et sa communauté. Il s’agira, au mieux, de précieuses aides vous permettant une meilleure lecture du graphique ou de comparer plusieurs monnaies entre elles (comme le script ci-dessus).

Comprendre le marché

Quelques notions de finance de marché nécessaires pour la suite…

Pourquoi le prix d’une monnaie bouge sans cesse

Il suffit de se rendre sur Poloniex par exemple et d’attendre quelques secondes pour voir que le prix d’une monnaie change constamment. Comment cela se fait-il ? Pour comprendre, il faut regarder ce qu’on appelle le carnet d’ordres. Le carnet d’ordre, comme son nom l’indique, contient des ordres d’achat et de vente pour une même paire. Il met ainsi en correspondance des acheteurs et des vendeurs potentiels.

Exemple du carnet d’ordre XBT/EUR sur Kraken le 28/09/2017 :

Carnet d'ordres
Carnet d’ordres

 

Comme vous pouvez le voir, la colonne de gauche contient les ordres d’achat (« buying ») alors que la colonne de droite contient les ordres de vente (« selling »). On peut ainsi lire qu’une personne (ou plusieurs, nous ne savons pas) souhaite acheter 0.252 Bitcoin (colonne Volume) pour 3 612€. De la même manière, on trouve une offre de vente de 3.523 Bitcoins à 3 619,6€.

Si vous voulez acheter immédiatement 0,5 Bitcoin par exemple, vous pouvez placer un ordre market au prix du marché (voir plus bas) et vous paierez 0,5×3613€ + les frais. Les frais sont de 0,26% pour un ordre market (mais les frais sont dégressifs) donc vous paierez 4,69€ de frais (0,26%x0,5×3 613€). La transaction vous coûtera alors au total 3 617,69€. Mais ceci n’est plus valable si :

  • Quelqu’un a décidé d’acheter au prix du marché des bitcoins avant vous. Ce cas est défavorable, car cet acheteur va faire monter les prix. Exemple avec le carnet d’ordre au-dessus : si quelqu’un décide d’acheter 20 Bitcoins (oui ça fait beaucoup), le prix auquel vous allez pouvoir acheter vos Bitcoins instantanément (par un ordre market) passera de 3 613€ à 3 613,8€, car il aura liquidé l’offre de 1.076, 0.6 et 11.434 entièrement.
  • Quelqu’un a décidé de retirer son offre de vente à 3 613€. Ce cas est défavorable puisque vous allez devoir acheter au prix du deuxième vendeur, ici 3 613,6€.
  • Quelqu’un a décidé de rajouter une offre de vente à un meilleur prix, comme 3 612.50€. Ce cas-là vous est favorable.

C’est l »ensemble de ces interactions qui va faire varier le prix.

Les 2 interactions possibles sur un marché

Si vous voulez acheter ou vendre une monnaie, vous n’avez (pour faire simple) que deux possibilités, vous pouvez passer :

  • Un ordre limit : dans ce cas, on devient price maker : on insère une proposition d’achat/de vente dans le carnet d’ordres à un prix fixé d’avance. L’ordre n’est pas exécuté instantanément, il faut attendre que quelqu’un décide d’acheter ou de vendre la quantité proposée au prix fixé. Les données que vous voyez dans le carnet d’ordre (comme au-dessus) proviennent d’ordres limit placés par les clients de Kraken. L’avantage principal est que cet ordre nous assure que le prix spécifié sera le prix réellement payé.
  • Ou un ordre market :  En plaçant un ordre au prix du marché, on devient price taker : on retire de la liquidité du carnet d’ordre. Les frais sont donc un peu plus élevés que sur un ordre limit et le coût moyen de la transaction sera forcément supérieur (ou égal) au meilleur prix du carnet d’ordres. L’avantage principal est que cet ordre est complété instantanément pour n’importe quelle quantité.

Économie des crypto monnaies

Avant d’investir, prenez le temps de comprendre le fonctionnement des crypto monnaies.

D’où provient la valeur d’une crypto monnaie

Dans la partie précédente, nous avons vu que le prix d’une crypto monnaie variait très souvent. Mais comment expliquer qu’une suite de 0 et de 1 puisse avoir de la valeur, pourquoi des gens décideraient d’acheter ou vendre une crypto monnaie ?

Revenons aux origines. La monnaie n’est au final qu’un bien comme un autre, elle a été « inventée » pour principalement deux raisons :

  • Elle permet de mesurer/comparer des richesses et donc d’échanger plus facilement des biens entre eux.
  • Elle permet de conserver de la valeur (la monnaie n’est pas périssable comme le serait du pain par exemple). C’est-à-dire la capacité à maintenir son pouvoir d’achat à travers le temps.

Ces fonctions sont possibles parce que la monnaie a la capacité d’être reconnue comme un actif sûr. C’est-à-dire que l’ensemble des individus d’une même économie y accorde une certaine légitimité. Cette légitimité est historiquement assurée par l’État.
Depuis bien longtemps maintenant, la valeur du métal contenu dans une pièce de monnaie est inférieure à sa valeur acceptée dans un échange. On dit alors que sa valeur nominale est supérieure à sa valeur intrinsèque : c’est la monnaie fiduciaire (de fidus, la confiance en latin). Alors, pourquoi accepter l’échange d’une bouteille de jus de fuit à 2€ contre une pièce de 2€ si le métal de cette pièce ne vaut que quelques centimes ? Tout bonnement parce que l’État lui confère une valeur artificielle. Vous savez que dans la zone euro, vous allez pouvoir échanger cette pièce où il y a marqué « 2€ » contre un bien dont sa valeur est de 2€. Vous le savez parce que vous espérez que cette pièce de monnaie est rare, dans le sens où elle ne peut se récupérer que lors d’efforts (le travail). Pensez-vous réellement qu’on accorderait autant de valeur à cette pièce si elle se trouvait aussi facilement qu’un caillou ? Certainement pas. Cette rareté est d’ailleurs de moins en moins évidente au fil de l’histoire. Au tout début, la rareté était liée au métal rare contenu à même la pièce, puis sa rareté n’est devenue qu’une possibilité avec la conversion en or de la monnaie fiduciaire, puis vint la fin de sa convertibilité directe avec l’or (fin des accords de Bretton Woods) rendant la rareté de la monnaie imperceptible. De tout temps, le gouvernement a conservé le monopole de la création monétaire : pour éviter les dérives/abus, mais aussi et surtout pour s’en servir comme outil de politique monétaire.

C’est là que la crypto monnaie révolutionne littéralement le domaine. Grâce aux dernières avancées technologiques, il est désormais possible d’assurer mathématiquement cette légitimité. C’est-à-dire que la rareté d’une monnaie (le contrôle de son émission) et les transactions sont assurées par un programme informatique ne pouvant être corrompu.

Prenons l’exemple du Bitcoin, juste pour mettre un nom derrière le mot crypto monnaie.
N’importe qui peut frapper monnaie (c’est-à-dire créer du Bitcoin) pour peu qu’il soit équipé d’un ordinateur. Ce processus de création nécessite un calcul mathématique durant des heures et ce processus est inviolable. Pour l’anecdote, il s’agit (à peu près) du même procédé cryptographique que celui protégeant les transactions par carte bleue ou la connexion à votre compte Facebook, donc pas n’importe quoi.
Oui, mais tu es en train de dire que n’importe qui peut créer du Bitcoin ! Où est la rareté alors ? Tout à fait, n’importe qui peut créer du Bitcoin… ou du moins essayer ! Le calcul est tellement lourd qu’il faut investir dans des équipements dédiés coûteux (des GPU ou mieux, des cartes ASIC/FPGA) et payer d’électricité alimentant tout ce matériel. Car tout mineur (les gens qui « créent » des Bitcoins) est en concurrence : plus la puissance globale de calcul mise à disposition du réseau bitcoin augmente, plus la difficulté d’obtenir un bitcoin augmente. De sorte, par un jeu de concurrence, qu’il est tout juste rentable de miner du Bitcoin. En effet si une opportunité de s’enrichir en minant apparait sur une crypto monnaie, les mineurs vont déployer leur puissance de calcul pour en tirer profit, faisant ainsi augmenter la difficulté et par la même occasion détruisant l’opportunité de profit. Le système, par construction, incite donc un juste équilibre de la puissance déployée. Pour se procurer du bitcoin il faudra alors acheter au mineur les bitcoins qu’il a créés, fruit de son travail, ou l’échanger avec quelqu’un en possédant. La rareté du bitcoin est alors évidente.

En plus de ne pas reposer sur un gouvernement central, la crypto monnaie a l’avantage d’avoir un fonctionnement totalement transparent. C’est-à-dire qu’on peut à tout moment consulter le nombre de bitcoins en circulation, qu’on peut tracer n’importe quelle transaction et consulter la richesse de chaque compte libellé en Bitcoin. Vous imaginez pouvoir faire ça avec des euros ?

Malheureusement et article est suffisamment long pour ne pas s’étendre davantage sur le sujet, mais si la crypto monnaie vous intéresse réellement, tant d’un point de vue économie que sur le plan technique, je vous conseille ces 2 ressources pour aller plus loin :

À retenir pour l’investissement :

  • chaque crypto monnaie a une masse monétaire maximale et un taux d’émission qui lui est propre. Beaucoup se calent sur le modèle du Bitcoin. Le Bitcoin a 21 millions d’unités maximales pouvant être produites/minées et actuellement 16,6 millions d’unités ont été créé. Sa courbe d’émission est celle-ci :
    Émission de Bitcoins en fonction du temps

    Veillez donc à faire attention à ces chiffres car investir dans une monnaie ayant une émission rapide introduira une inflation forte (elle devient moins rare et permet donc d’acheter moins de choses)

Schéma pump and dump

Il existe un schéma permettant d’expliquer les fluctuations d’une crypto monnaie : le Pump & Dump, en français : pompage et vidage. (oui ça sonne moins bien). Ce schéma repose sur le principe qu’une crypto monnaie est un actif spéculatif en partie.

Schéma Pump & Dump

Quelques explications : J’ai commencé à suivre la monnaie LBRY avant de faire ce schéma. Je m’y suis intéressé, car le LBRY représentait un potentiel d’investissement intéressant. En effet, avant 2017, cette monnaie avait tous les signes d’un Pump & Dump futur :

  • La monnaie était encore inconnue, personne ne s’y est réellement intéressé (en matière d’investissements) : fort potentiel de buzz, la promotion du LBRY est plus simple que celle d’une monnaie déjà établie.
  • Les volumes étaient alors très faibles et il était possible d’accumuler une part importante de sa masse monétaire pour pas trop cher.
  • Elle a une valeur ajoutée : le LBRY est un crédit permettant d’acheter du contenu (ebook, vidéo, etc.) sur la plateforme ouverte dédiée, cette monnaie pourrait constituer une alternative crédible aux yeux des créateurs de contenu sur YouTube souhaitant monétiser leurs vidéos. En effet, les YouTubers peinent réellement à se faire rémunérer, en cause : Adblock (le bloqueur de publicité) et les régies qui restreignent les impressions des publicités.
    Si le sujet vous intéresse, je vous conseille cette vidéo :

 

La confirmation du Pump (phase haussière) peut se confirmer grâce à l’outil Google Trends (https://trends.google.fr/trends/). Cet outil représente l’évolution de l’intérêt porté à un mot clé (ou un groupe de mot-clé) au cours du temps. Autrement dit, nous pouvons récupérer le nombre de fois où le mot clé « lbry » est recherché sur Google :

Évolution de l’intérêt pour « LBRY »


On voit bien que le pic de recherche correspond à celui des prix. Je vous invite à vérifier de vous-même via le site Google Trends, car vous aurez la possibilité de survoler avec la souris la courbe et d’avoir la date précise du point culminant. Vous pouvez pousser vos recherches en examinant les forums pour vous apercevoir que c’était en juin que la monnaie était la plus populaire.

 

Le trading en pratique

Prêt à investir ? Lisez bien cette partie avant de vous lancer tête baissée dans l’aventure.

Chaque investisseur a sa propre stratégie, je vous livre la mienne qui comporte 3 étapes.

 

1. Choisir sa crypto monnaie

On dénombre aujourd’hui plus de 1 000 crypto monnaies différentes. Il est même très facile de créer sa propre crypto monnaie. Mais alors comment choisir son futur projet d’investissement parmi toutes ses monnaies plus ou moins sérieuses ?

Je commence par chercher sur le site http://coinmarketcap.com les monnaies les plus liquides (faites un tri sur le volume 24h) pour rester à jour des monnaies les plus populaires. Je descends ensuite plus bas dans le classement pour trouver des monnaies à forte valeur ajoutée encore méconnue.

Voici quelques points qui vous permettront d’évaluer la valeur ajoutée d’une crypto monnaie :

  • Privacy (ou confidentialité). La monnaie permet-elle d’effectuer des transactions de manière anonyme ? Principal atout de la monnaie ZCash, nul doute qu’une monnaie proposant cette fonctionnalité aura plus de chance de réussir qu’une autre.
  • Temps de validation d’une transaction : Vous le savez, une transaction en crypto monnaie doit être vérifiée par le réseau pour être déclarée comme « confirmée ». Vous connaissez le BCH ? Ce fork du Bitcoin a pour principal vocation d’avoir un temps de confirmation réduit par rapport au Bitcoin original. Plus les temps de transaction sont courts, plus la monnaie aura une chance d’être utilisée dans la vie courante.
  • Par qui est-elle gérée : Certaines monnaies ne sont pas open source, mais régies par des sociétés privées comme le Ripple.
  • Son équilibre difficulté de mining / prix de marché.

Si vous êtes convaincu qu’une monnaie a une valeur ajoutée, il faut vérifier que cette monnaie est actuellement sous-évaluée, elle doit être « moins chère » que les monnaies connues (Bitcoin, Ethereum, etc.)

Comment savoir qu’une monnaie est sous-évaluée ? C’est très difficile de savoir en fait, mais je vous propose mon astuce.
Imaginez une monnaie qu’on appellera XYZ. Le XYZ a deux caractéristiques principales : sa masse (en unité) et un prix. Supposons qu’un XYZ coûte 20€ et qu’il existe 500 000 unités disponibles en circulation. Sa capitalisation est donc de 20×500 000 = 10 millions d’euros. Maintenant, imaginez que sa masse est subitement divisée par deux, c’est-à-dire qu’il n’existe plus que 250 000 unités de XYZ. Puisque la capitalisation n’a aucune raison de changer (une économie fermée fonctionnant avec du XYZ aura toujours besoin du même montant puisque les valeurs s’échangeant contre du XYZ n’auront pas changé), son prix va mécaniquement passer 20€ à 40€ (= 10 000 000/250 000). Le prix du XYZ a doublé, car sa rareté a doublé.
En partant alors de l’hypothèse que toutes les crypto monnaies se valent à peu près toutes en termes de fonctionnalités et de légitimité, on devrait obtenir une corrélation négative entre la masse d’une crypto monnaie (c’est-à-dire le nombre d’unités disponibles à l’échange) et son prix.
Cette relation se vérifie assez bien de façon empirique :

Corrélation négative entre masse offerte et prix

On remarque facilement que les monnaies au-dessus de la droite de régression sont finalement les monnaies les plus connues : BTC (Bitcoin), BCH (fork du Bitcoin), ETH (Ethereum), XRP (Ripple), etc. Une monnaie sous-évaluée comme le LBC a donc plus de chance de voir son prix augmenter qu’une monnaie déjà bien présente comme le LTC (Litecoin).

À vous à présent de vous renseigner sur chaque monnaie pour savoir s’il existe bel et bien une opportunité ! Le site coinmarketcap a une fiche récapitulative pour chaque monnaie avec un lien vers le site officiel de la monnaie ou un espace de discussion. L’onglet Markets est très pratique puisque vous trouverez la réponse à la question « sur quelle plateforme devrais-je acheter cette monnaie ? ».

Maintenant que vous connaissez la crypto monnaie sur laquelle vous allez miser, il est temps de passer à son achat.

 

2. Déterminer son point d’entrée

C’est l’étape la plus compliquée. À l’issue de cette étape, vous connaîtrez votre prix d’achat, la quantité à acheter et le risque encouru.

Acheter oui, mais quand ?
Si vous avez la réponse à cette question, j’espère que vous êtes au moins milliardaire 😉 Plus sérieusement, chacun a sa technique. Personnellement je préfère acheter quand le cours est plutôt stable depuis 1 semaine, voire légèrement en phase baissière. Dans ce dernier cas, j’en profite pour empiler mes positions. Imaginons que vous souhaitez investir 1000€ sur BTC, car vous êtes confiant quant à un rebond du cours. Vous pouvez diluer vos ordres d’achat : n’acheter que 200€ de BTC une fois par jour, si et seulement si, le cours est inférieur à celui de la veille. Diluer vous permet d’acquérir un volume beaucoup plus important que si vous passiez un ordre simple d’achat. Cette technique qui vous sera utile lorsque vous investirez sur des crypto monnaies moins liquides.

Mon conseil : pour réussir, soyez patient. N’achetez jamais sur un coup de tête, attendez le bon moment et n’ayez jamais peur de rater une occasion.

Combien acheter ?
Voilà une question plus simple ! La quantité dépend de la liquidité de la monnaie, de la taille de votre compte et de la volatilité de la monnaie.

Comme dit plus haut, si la monnaie n’est pas assez liquide (vérifiez le carnet d’ordre), subdivisez votre position en plusieurs, réparties sur plusieurs jours.

En général, j’investis 25% du capital de mon compte sur une monnaie dont la volatilité empirique est d’environ 10% pour une monnaie liquide.

En pratique :
Pour un compte capitalisé à hauteur de 10 000€, pour investir sur une monnaie dont la volatilité moyenne journalière est de 10%, votre position doit être d’environ :
(25% x 10 000 ) x (1 – 10%) = 2 250€

Définir le risque encouru sur sa position
Vous avez la possibilité (notamment chez Kraken) de déclencher certaines actions lorsqu’un niveau de prix est souhaité. Il existe notamment 2 actions : le take profit et le stop loss :

  • Take Profit : Si le Take Profit se déclenche, c’est bon signe 🙂 C’est le prix auquel votre position sera fermée en dégageant un profit. Ce prix doit donc être supérieur au prix d’achat (dans le cas d’un long) ou inférieur au prix de vente (dans le cas d’un short).
  • Stop loss : Prix auquel votre position sera fermée en dégageant une perte. Le prix d’un stop loss doit donc être inférieur au prix d’achat (dans le cas d’un long) ou supérieur au prix de vente (dans le cas d’un short).

Exemple :
J’achète 2 Bitcoins à 3613€ l’unité. Pour me protéger, j’utilise un stop-loss placé à 3400€ et un take profit à 3900€. Si le cours du Bitcoin atteint (ou dépasse) le take profit, je dégagerais un gain de 514€ (= 2x(3900-3613)). De la même manière, si le cours du Bitcoin chute et devient égal (ou inférieur) au stop loss, je me retrouverais avec une perte de 426€ (= 2x(3400-3613).
Remarquez comme le gain est supérieur à la perte : on dit que le ratio risk/reward est inférieur à 1. Si pour une position le gain latent est 2 fois plus grand que la perte latente, le ratio risk/reward est de 1:2.

Même si toutes les plateformes ne proposent pas les fonctionnalités de take profit et stop loss, comme Poloniex, notez quand même ces seuils acceptables et tenez-vous y.

3. Savoir quand sortir

Normalement si vous avez bien suivi la dernière étape, ça devrait être rapide. Suivez (très) régulièrement le cours et les news relatives à la monnaie. Que votre stop loss soit fictif ou non, n’abandonnez jamais le seuil que vous avez défini à l’étape 2. C’est une erreur que beaucoup de débutants commettent en se disant « ça va remonter ». Dans le cas d’une évolution positive de votre position, tenez-vous à votre take profit. Si les nouvelles sont bonnes et que vous êtes confiants sécurisez votre position : liquidez 50% de votre position au take profit définit à l’étape 2 et remontez le stop-loss et le take profit des 50% restants, de manière à réduire le risque.

 

Les autres possibilités

La méthode décrite ci-dessus permet de prendre ce qu’on appelle des positions longues (long position). C’est-à-dire que l’on commence par acheter puis vendre une monnaie. En prenant une position longue, vous vous attendez donc à ce que la monnaie connaisse une hausse de son cours pour pouvoir faire un profit.

Affiche du film The Big Short

Il existe également l’inverse : la position courte (short position), exactement comme dans le film The Big Short, excellent film basé sur le livre éponyme du célèbre journaliste Michael Lewis.

Vous vendez une monnaie (que vous ne possédez pas forcément d’ailleurs) puis vous la rachetez après. Vous pariez donc à la baisse en « shortant » le marché. Ça peut sembler contre-intuitif, mais c’est en fait très simple.
Imaginons le cas où vous voudriez parier à la baisse sur le Bitcoin. Vous ouvrez donc une position short d’un montant de 2 Bitcoins lorsque le prix est à 2000€ (donc 4000€ d’investissement). À ce moment-là, la « banque » vous prête les 2 Bitcoins : puisque vous pariez à la baisse vous ne détenez pas ces Bitcoins, vous les auriez vendus sinon. Peu de temps après, le cours s’écroule comme prévu et est de 1600€. Vous décidez alors de clôturer votre position et dégagez ainsi un profit de (2000-1600)x2 = 800€. La banque récupère ses 2 Bitcoins.

Conclusion

L’article touche à sa fin, j’espère que vous avez eu l’occasion d’apprendre quelques « trucs » en me lisant. N’oubliez pas : si vous vous décidez à vous lancer dans l’aventure, commencez avec de petits montants. C’est certainement moins enthousiasmant, mais ça vous laissera l’occasion de bien comprendre le fonctionnement de ce domaine si compliqué, mais si intéressant. 🙂

Si vous avez des questions, posez-les dans la section commentaire ci-dessous, je me ferai un plaisir de vous aider et d’améliorer ce guide !

Glossaire

API : Application Programming Interface. De nombreuses plateformes de trading fournissent à leurs membres une API. Il s’agit d’une fonctionnalité qui permet à ceux sachant programmer de développer des programmes communiquant avec la plateforme. Il devient ainsi facile d’écrire un programme capable d’acheter du Bitcoin le lundi et de le revendre le mercredi par exemple.

Liquidité : C’est la facilité à pouvoir échanger la monnaie. Une monnaie dite liquide pourra s’acheter/se vendre rapidement et en grande quantité. Le Bitcoin est la crypto monnaie la plus liquide. À l’inverse, une monnaie non liquide, comme le LBC, sera beaucoup plus sensible à un ordre de vente/d’achat market car son carnet d’ordre est moins fourni.

Ordre : Il s’agit d’un achat ou d’une vente, cet ordre peut être passé en ordre limit (on ajoute l’ordre au carnet d’ordres) ou en ordre market (on retire un ou plusieurs ordres du carnet d’ordres pour satisfaire le nôtre)

Position : Une position peut être de 2 types. Long ou short. Pour une position long, le point d’entrée est un ordre d’achat et le point de sortie un ordre de vente. Pour une position short, le point d’entrée est un ordre de vente et le point de sortie un ordre d’achat.

 

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